24 de abril de 2026

L’AMOUR D’UN VIEILLARD

Un jour, saint Alphonse Rodríguez, frère lai jésuite, très bon et très saint, priait devant une image de Marie.

Il était déjà âgé et passait de longues heures aux pieds de sa bonne Mère du Ciel. Parfois il pleurait comme un enfant ; parfois il souriait comme un ange. Avait-il une peine ? Il allait aussitôt la confier à Notre-Dame. Éprouvait-il une joie ? Il courait la partager avec la Mère du Ciel. Était-il tenté par les démons ? Il se réfugiait aux pieds de l’Immaculée et la priait de ne pas l’abandonner, ni dans la vie ni dans la mort.

Ce jour-là, il disait à Notre-Dame qu’il l’aimait de tout son cœur. Et il semblait au saint vieillard que la Très Sainte Vierge lui souriait avec douceur. Il entendit alors, ou lui sembla entendre au fond de son âme, une voix qui disait :

— Alphonse, combien m’aimes-tu ?

Et le bon vieillard répondit :

— Voyez, ma bonne Mère du Ciel : je vous aime tant, tant, qu’il est impossible que vous m’aimiez autant que je vous aime.

La Vierge, entendant cela, leva sa main avec tendresse, lui donna une légère gifle et dit :

— Tais-toi, Alphonse, tais-toi !... Que dis-tu ? Je t’aime infiniment plus que tu ne peux m’aimer.

Voilà pourquoi nous devons aimer Marie : elle nous aime tant que nous ne pourrons jamais comprendre toute la grandeur de son amour.

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